L’Homme-fourmis

Les humains aiment les fourmis.

Toujours cités en exemple dès qu’on parle de constituer une société idéale, et c’est somme toute logique! A chaque individu sa fonction, et aucune possibilité de sortir de sa fonction car celle-ci est octroyée par la nature physique de l’individu, qui n’est en somme rien de plus ni de moins qu’une pièce dans la machine.

L’organisation est idéale… quel idéal, c’est un autre sujet… ou pas.

Force est de constater que l’Homme n’est pas une fourmis, du moins, pas de façon évidente.

Ce qui est troublant, c’est la similitude dans l’organisation des sociétés: la distribution des tâches, la division des activités en catégories distinctes, la hiérarchie, ces ressemblances sont elles dues à notre nature, ou simplement imposées par volonté de mimétisme d’un modèle efficace?

Prenons le parti de croire que la nature humaine le pousse à constituer ses organisations comme son amie la fourmis. Puisque d’évidence, l’être humain est dans l’univers, un des seuls êtres qui se construit dans une organisation complexe et s’épanouit en remplissant une fonction spécifique sans que celle-ci lui soit directement bénéfique.

Avantage de la fourmis à ce point: la nature lui donne, par sa morphologie et sa physiologie, une place indubitable dans le système, tandis que le pauvre humain ressemble ridiculement à un autre humain.

L’Homme ne peut donc pas se contenter de se soumettre à sa nature matérielle pour trouver sa place. Ceci ne veut pas dire que l’Homme doit aller nécessairement à l’encontre de cette nature.

Transcender ce n’est ni se soumettre, ni affronter, ni défier, ni fuir, c’est aller au delà de l’apparence.

On peut tout à fait être physiquement imposant et accepter son rôle de soldat, s’y accomplir avec la plus grande satisfaction, mais on peut aussi découvrir que sa nature est d’être chirurgien malgré cette apparence imposante…

Le rebelle à sa nature et le soumis font tous les deux fausse route.

l’individualisme collectiviste: un humain n’exprime parfaitement son être que s’il s’imbrique dans le grand mécanisme universel à sa juste place. Il ne trouve sa juste place qu’en cherchant sa nature la plus profonde en lui-même, mais uniquement s’il le fait pénétré de la volonté ferme de servir un intérêt collectif ou altruiste.

Effectivement, les Hommes sentent l’appel irrésistible vers l’idéal d’une société de fourmis, mais seulement vu de haut, car pour l’accomplir, l’Homme doit accepter au préalable de ne pas être une fourmis mais un humain, par ce qui définit l’humain plus que tout: le choix.

Le Choix qui est la clé de la réussite du projet humain est cependant de plus en plus dégradé.

Apprenons à choisir.

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